Quand je vois un animal, libre dans la forêt où il est né,
Heureux en équilibre avec ce qui l'entoure,
ses besoins étant comblés à même la nature,
faisant partie d'un système naturel où chaque espèce
a sa place et son rôle à jouer, où chacun a un cycle de
naissance et de mort, de floraison et de sécheresse,
de migration et d'amour...tout naturellement...
Quand je vois un animal qui s'approche curieux,
sans crainte de l'être humain,
un animal sauvage qui n'a jamais été chassé
et surtout qui n'a jamais été blessé par " l'homme " ...
Pas comme ces animaux qu'on voit dans les parcs
<< protégés >>
ces parcs où on paie si cher pour la chasse
dite << sportive >>
( sportive ? comme si tuer pour le plaisir un être vivant était
un amusement pour frustrés se défoulant sur de
vulnérables victimes innocentes...)
Ces endroits où on peut rêver et imaginer ce qui a été à
une époque où tout était dans la logique simple de la vie...
Ces parcs où on essaie de préserver ce qui reste de ce qu'on
a détruit à l'aide de clôtures, de tickets d'entrée et d'affiches
publicitaires...
Je pense alors à ces peuples qui vivaient, libres,
sur le territoire où étaient nés leurs ancêtres,
Peuples autochtones heureux, en équilibre, autonomes,
l'harmonie des temps naturels était toute leur vie...
Les peuples autochtones vivaient prés de leur frères
animaux, et de leurs soeurs les plantes qui les soignaient,
avec eux, et aussi naturellement qu'eux, prés de la nature,
avec elle, ensemble sur la Terre-Mère
que le Créateur avait faite pour eux...
Et je m'horrifie de ce qui s'est passé...
Tout ce qui reste de ce monde merveilleux est si restreint,
et ça s'appelle maintenant des parcs " naturels " , zoos,
conservatoires, réserves fauniques, et
... réserves indiennes ...
Le merveilleux a peu a peu disparu...
il a fait place au suicide, à l'alcoolisme, à la pauvreté,
à la pollution, en plus, il y a les villes, l'économie de
marché, les problèmes sociaux...
et surtout la solitude, et la misère morale qui va avec...
Mois je vois encore, dans le regard de l'animal libre de la
forêt
la même lueur que dans le regard de certains humains
que je croise parfois...
Je vois alors des êtres forts et courageux qui ne demandent
qu'à relever la tête et être heureux...
Et j'aurai toujours du respect pour ce peuple qu'on a pensé
détruit, parce qu'à l'intérieur d'eux dort en silence
le feu sacré de la liberté,
fort et fier...
...Le feu sacré de leur coeur qui ne saura sûrement
pas tarder à se réveiller...

Bad Feet Walking
le loup blanc