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1890 - Wounded Knee

Pour évoquer la tragédie ou le massacre de Wounded Knee il est
nécessaire de remonter dans le temps :
Avril 1825 : Afin de protéger les Natifs américains de l'invasion continuelle
des colons blancs sur leurs terres, le gouvernement américain les prend
sous sa protection. Les Indiens sont encore libres de chevaucher sur
leurs grandes plaines, le bison se faisant de plus en plus rare beaucoup
trouvent refuge près des forts ou dans les réserves pour les saisons
d'hivers.
29 Avril 1868 : Signature du Traité de Fort Laramie.
Les tribus Cheyenne, Dakota, Lakota, Nakota, et le gouvernement
signent le traité de paix. Le gouvernement s'engage à dédommager les
tribus pour les dommages et pertes territoriales subis. Les tribus sont
souveraines sur leurs terres et ont le pouvoir de les gérer, d'y faire régner
l'ordre et de rejeter tout nouveau colon blanc. Toute nouvelle cession
d'une part de leur terre au gouvernement américain devra requérir la
signature d'au moins le 3/4 des adultes mâles des territoires concernés.
Les tributs conservent le droit de chasser dans les Big Horn Moutains
ainsi que dans la partie nord de la North Platte River.
Puis de l'or est découvert dans les Black Hills. A partir de 1874 le
gouvenement va tenter par des négociations avec les tribus de reprendre
les Black Hills. Les tribus refusent, les Black Hills sont leurs terres
sacrées. Le gouvernement lance alors un ultimatum : le 31 janvier 1876,
tous les Indiens qui n'auront pas quitté les Black Hills pour rejoindre les
réserves seront considérés comme rebelles et traités en conséquence.
Crazy Horse et Sitting Bull refusent d'obtempérer. Ils continuent de
chasser et de vivre libres sur leur terres sacrées. Sitting Bull souhaite
réunir toutes les tributs alliées de Dakota.
En Juin 1876 a lieu le plus grand rassemblement de l'histoire des Indiens
d'Amérique du Nord. Sitting Bull, Gall et Crazy Horse sont rejoints par
leurs alliés et frères Cheyennes ainsi que par une grande quantité
d'Indien qui fuient les réserves. Ils s'installent sur les berges de la Little
Big Horn.
Le 25 Juin, bataille de Little Big Horn River. Le Général Custer surnommé
" le boucher " s'attaque au village qui s'étend sur plusieurs km de long.
Défaite du 7ème de cavalerie l'armée américaine.
28 Février 1877 : Violation par les Etats Unis du traité de Fort Laramie et
du 5ème amendement de la constitution américaine : la colonisation des
terres Indiennes s'accentue. Le gouvernement américain sous la pression
des compagnies minières confisque les Black Hills, et ce, sans les
signatures des adultes mâles des réserves concernées.
Article 5 : En considération des terres confisquées et des droits de
chasse retirés, le gouvernement fournira des rations alimentaires aux
tribus aussi longtemps que nécessaire pour leur survivance.
Article 8 : Les tribus sont soumises aux mêmes lois que les ressortissants
américains, bénéficient des même protections ont le droit de pratiquer en
toute liberté leur réligion et d'accéder à la propriété ( en théorie ).
6 Mai 1877 : Crazy Horse et son peuple, malade, souffrant de famine se
rendent. Ils se présentent à l'agence e Red Cloud.
Septembre 1877 : Crazy Horse est assassiné - Sitting Bull est toujours en
fuite et refuse de se rendre.
19 Juillet 1881 : poussé par la maladie et famine Sitting Bull se rend, de
ses 3000 guerriers, 2800 ont déjà rejoint les réserves.
Automne 1883 : Dernière chasse au bison, le commerce blanc des
fourrures et le rail ont eu raison du bison qui est désormais en voie
d'extinction.
Les conditions de vie sur les réserves sont épouvantables. La famine, les
maladies et l'alcool y font rage, les rations gouvernementales arrivent
avec des mois de retard quand elles n'arrivent pas du tout. Les terres
consenties aux Indiens sont incultivables, leurs troupeaux de boeufs sont
décimés par la maladie. Sur Blackfeet du Montana qui comptaient 3000
âmes ils n'en restent plus que 1600. Les tribus sont poussées au
désespoir. Les rapports dramatiques qui arrivent sur les Bureaux des
Affaires Indiennes restent lettres mortes : Un bon Indien est un Indien
mort.
Janvier 1889 : Wovoka un Homme Médecine Paiute du Nevada a une
vision : la réssurection des Nations Indiennes, le retour du bison et le
départ des blancs se feront grâce à la danse et aux chants rituels : la
Ghost Dance se propage sur toutes les réserves des Etats Unis et
l'espoir des Nations Indiennes renaît
2 Mars 1889 : Le gouvernement veut reprendre 9 millions d'âcres de la
grande réserve du Traité de Fort Laramie. Il décide pour cela que la
signature 3/4 des adultes mâles devra être requise. Tous les Indiens de
la grande réserve Sioux sont convoqués pour signer l'acte de vente. Les
Indiens refusent de signer. Le traité de Fort Laramie est encore une fois
violé : le gouvernement confisque les 9 millions d'âcres et la grande
réseve du Dakota est alors scindée en 6 petites réserves. Aucun Indien
ne peut quitter sa réserve sans autorisation spéciale d'un agent Indien.
Les mariages inter-tribaux sont fréquents. Le gouvernement a trouvé un
moyen de séparer les familles. Les rations prévues dans le traité de Fort
Laramie sont diminuées de 50%.
Année 1890 : Plus la famine fait rage plus les Indiens de 6 réserves
pratiquent la Ghost Dance, conduits pour cela par l'homme médecine
Sitting Bull.
Les colons blancs sont apeurés et une troupe d'environ 650 soldats est
envoyée sur la réserve de Pine Ridge. L'armée assassine tous les Indiens
qu'elle surprend à danser la Ghost Dance. Inquiet par l'ampleur que
prend le mouvement, les autorités militaires ordonnent l'arrestation de
Sitting Bull à la réserve de Standing Rock le 15 décembre 1890. En fait
d'arrestation, Sitting Bull fut tué d'une balle par un Lakota en tenue de
policier des Etats Unis. La mort de Sitting Bull jeta un grand froid parmi
les Amérindiens. Ses amis se réfugient chez le Chef Big Foot Craignant à
son tour des représailles, le Chef Big Foot atteint de tuberculose et
souffrant de famine demande asile à Red Cloud. Ce dernier accepte, Big
Foot et son clan ( environ 300 femmes enfants et vieillards ) se dirigent
donc vers l'agence de Pine Ridge sans avoir demandé l'autorisation
spéciale exigée par le gouvernement.
Le 28 Décembre 1890 ils s'arrêtent pour camper à Wounded Knee
( environ 6 km de l'agence gouvernementale de Pine Ridge ). Pendant ce
temps, l'armée avait lancée le 7ème de Cavalerie sous les ordres du
colonel James W . Forsyth à leur poursuite.
Le 29 Décembre 1890 au matin : l'armée encercle le campement de Big
Foot et installe des mitrailleuses Hotchkiss. Le chef, extrêmement faible
agite le petit drapeau blanc qu'il avait accroché à sa civière. L'armée
ordonne aux Indiens de rendre leurs armes, et de se rassembler
pendant que les soldats fouillent le camps faisant preuve d'une grande
rudesse vis à vis des Lakotas. Les Miniconjus de Big Foot obtemprent.
Qui a tiré le premier coup de feu qui déclencha la fusillade, nul ne le sait,
mais un coup de feu parti. Aussitôt, l'armée tire sans distinction sur les
300 femmes enfants et vieillards. Les femmes hurlaient tentant
d'échapper aux tirs, les enfants accrochés aux jupes de leur mère
pleuraient, pas longtemps........Puis les tirs cessent, c'est le silence, la
fumée s'évapore : environ 300 cadavres dont celui de Big Foot jonchent
le sol.
L'acharnement de l'armée fût tel que des cadavres de femmes qui
tentaient de fuir leurs bourreaux furent retrouvés à quelques 2 km de
Wounded Knee.
Témoignage : Une femme gisait dans son sang, son bébé tétait encore
son sein.
De leur coté, les soldats dénombrent vingt cinq tués et trente neuf
blessés. Une enquête révéla que les pertes subies par l'armée
américaine était le fait de leurs propres armes. Le 3 janvier 1891 Les
cadavres sont jetés dans une fosse commune sans formalités.
Le massacre de Wounded Knee s'il avait définitivement anéantit le
dernier espoir des Nations Indiennes de recouvrer leur chère liberté
n'avait en aucun assouvit la soif des gouvernements américains
successifs qui pensaient avoir définitivement brisé la résistance
amérindienne.
Bad Feet Walking
le loup blanc
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